03 octobre 2008
Laurent Nkunda appelle les Congolais à la révolte générale
Le chef rebelle Laurent Nkunda a appelé jeudi les Congolais à « se mettre debout » contre le gouvernement. Cette déclaration intervient après un long silence de Nkunda que certains croyaient malade ou mort. Ni l’un ni l’autre « Nous nous transformons en un mouvement de libération totale de la République », a déclaré Laurent Nkunda.
En appelant à la libération totale du Congo, Laurent Nkunda sait qu'il n'est pas en mesure de réaliser militairement cet objectif. Il sait sans doute aussi qu'il aura beaucoup de difficultés à fédérer autour de sa personne les mouvements de contestation qui jaillissent ici et la dans les provinces de l'ouest.
Le général rebelle a peu de chance d'incarner au Congo une cause nationale. La lutte qu'il mène depuis plusieurs années dans les collines du Kivu s'est jusqu’à présent limitée à défendre les intérêts de sa communauté.
Alors à travers ce message très fort Laurent Nkunda cherche visiblement à faire monter les enchères. Le moment n'est pas mal choisi. Le régime de Kinshasa est affaibli, il a perdu depuis un an beaucoup de son crédit à l'intérieur comme à l'extérieur du Congo. Du côté de la communauté internationale la dégradation de la situation est jugée très inquiétante.
Dans la région de l'Ituri des groupes de miliciens semblent se réarmer. Au Kivu la Monuc, la mission de l'ONU, est en train de s'embourber : déconsidérée par le gouvernement congolais parce qu'elle ne s'implique pas suffisamment dans la guerre, dénigrée par le camp adverse des rebelles qui l'accusent de partialité.
Alors l'effet recherché par Nkunda aboutira t-il ? En tout cas une chose est sûre si les acteurs congolais et internationaux n'agissent pas l'histoire au Congo a souvent démontré qu'une telle situation pouvait déboucher sur le pire.
Laurent Nkunda
Chef du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP)
« Nous avons constaté que le gouvernement en place a cautionné l'occupation du Congo par les forces négatives étrangères.
29 septembre 2008
NORD-KIVU: LES COMBATS REPRENNENT ENTRE L’ARMEE ET LES REBELLES DU CNDP
Les affrontements ont repris au cours des dernières heures entre l’armée congolaise et les milices du Cndp sous commandement du général dissident pro-rwandais Laurent Nkunda, a confirmé à la MISNA Jean-Paul Dietrich, porte-parole de la mission de l’Onu déployée dans l’Est du pays (Monuc), selon lequel plusieurs batailles se seraient vérifiées à proximité des localités de Kabizo, dans le Rutshuru, à 60 kilomètres au nord de Goma, et à Rwanduba, près de Nyalé. « L’armée tente de reprendre le contrôle de certaines positions conquises par les hommes du Cndp – a ajouté le porte-parole de la Monuc – alors que d’autres auraient été volontairement abandonnées par les rebelles ». Les violences ont une nouvelle fois contraint la population civile à la fuite, accentuant la gravité de la situation humanitaire dénoncée ces derniers jours par les coopérants agissant sur le territoire. « Les civils font les frais du conflit en acte », a affirmé pour sa part Jean-Paul Dietrich, selon lequel « plusieurs centaines de personnes sont encore amassées dans les forêts sans nourriture ni biens de première nécessité ». Les combats dans l’Est du pays, qui ont repris à un rythme presque quotidien depuis le 28 août dernier, mettent en péril les accords du gouvernement congolais et de nombreuses formations armées signés à Goma en janvier et relatifs au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des combattants du Kivu.
DUNGU (2) : APRES LES PROTESTATIONS DE JEUDI, LE CALME REVIENT
La situation est revenue sous contrôle à Dungu, dans la Province orientale, suite aux violentes protestations qui ont vu la participation jeudi de près de 500 personnes, a confirmé à la MISNA le porte-parole de la mission de l’Onu dans le pays (Monuc) en vertu des informations reçues du personnel international sur le terrain. « Les manifestants – a indiqué Michel Bonnardeaux – ont présenté leurs excuses et justifié leur comportement : d’un côté, les sans-abri se plaignent du manque d’assistance adéquate, de l’autre, les proches des jeunes enlevés la semaine dernière exigent qu’on intervienne ». La semaine dernière, en effet, plusieurs villages situés à proximité de Dungu (Duru, Kiliwa et Nimba) avaient été l’objet d’attaques des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (Lra) qui ont cependant démenti vendredi toute implication de leur part dans les faits. Cette dernière attaque aurait néanmoins causé un nombre indéterminé de victimes. Plus tard, près de 90 jeunes gens ont été obligés de suivre leurs agresseurs pour transporter leur butin. Après de telles incursions, des milliers de sans-abri se sont dirigés à Dungu où ils ont pris part jeudi à la protestation qui a vite dégénéré en actes de vandalisme contre les locaux des Nations Unies et les bureaux de l’administration ainsi que les résidences des dirigeants locaux. Dans les désordres, des casques bleus marocains ont été légèrement blessés.
misna
Conférence de presse chahutée du CNDP à Bruxelles
http://fr.youtube.com/watch?v=VaS8fABg6uQ
http://fr.youtube.com/watch?v=wXSxlpqp5lY
http://fr.youtube.com/watch?v=D7i1S3HYm_g
image; Patrick kanku
Le point de presse organisé, jeudi 25 septembre, par la représentation en Europe du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) a été perturbé par des activistes politiques congolais dont les «Bana Congo». La police fédérale a dû intervenir pour calmer les esprits. Face à un mur de préjugés défavorables, le représentant du CNDP a éprouvé toutes les peines du monde à «éclairer» l’opinion nationale et internationale sur les «enjeux à l’Est».
Les affrontements entre les FARDC (Forces armées de la RD Congo) et les combattants du CNDP de Laurent Nkunda se poursuivaient mercredi 24 septembre dans les territoires de Rutshuru et de Masisi. On signalait également des accrochages entre les forces gouvernementales et des miliciens «Pareco» notamment à Kamandi dans le Territoire de Lubero. Le CNDP accuse les FARDC d’avoir attaqué ses positions notamment à Mweso, dans le Masisi, et à Rugari, territoire de Rutshuru. Un rapport établi par le mouvement nkudiste sur la situation militaire de ce jeudi 25 septembre indique qu’une «relative accalmie» était perceptible sur «tous les fronts». Pour combien de temps ? Toute la question est là ! A Bruxelles, Michel Rudatenguha, représentant du CNDP pour l’Europe, tenait – a tenté de tenir ? - une conférence de presse dans une salle située (au 7ème étage de First Euroflat Hôtel) à un jet de pierre du siège de la Commission de l’Union européenne. L’homme était assisté de trois autres membres de ce mouvement politico-militaire. A savoir : Baravuga Salomon, Nshizirungu Gatama Patrick et de Basile Diatezwa, respectivement membre de la représentation du CNDP pour l’Europe, membre du Bureau politique et chargé de mission. Objectif annoncé : éclairer l’opinion congolaise et internationale sur les enjeux politiques du conflit à l’Est du Congo-Kinshasa. Un texte introductif d’une dizaine de pages (signé Omar Basile Diatezwa) a été distribué à l’assistance. Une assistance estimée à une cinquantaine de personnes dont quelques journalistes.
Activistes politiques
Introduisant l’orateur du jour, en l’occurrence Michel Rudatenguha, Basile Diatezwa a procédé à la lecture de son texte dans une salle où l’atmosphère était déjà lourde avec la présence de plusieurs "activistes politiques". Parlant du programme Amani, il a réaffirmé la position du CNDP selon laquelle «ce programme est franchement caduc». Ajoutant : «car nous sommes convaincus de l’option choisie par le pouvoir de Kinshasa à savoir que «la paix se trouve au bout du canon». «Face à la recrudescence de la tragédie qui sévit en RDC depuis la fin des élections ayant comme principales sources les comportements haineux, bellicistes et irresponsables des acteurs politiques et militaires en poste à Kinshasa, poursuit-il, nous avons lancé le Conseil national pour la défense du peuple». Selon lui, le CNDP est un «mouvement de résistance populaire» qui a pour mission «la sauvegarde des droits les plus élémentaires des citoyens congolais oubliés par leurs dirigeants depuis les années soixante jusqu’à nos jours.» Diatezwa de prononcer une phrase qui va mettre le feu aux poudres : «Le CNDP n’a strictement rien à avoir avec le gouvernement rwandais en ce qui concerne sa démarche politique et militaire.» C’est le tollé général. Plusieurs personnes quittent leurs sièges brandissant des doigts accusateurs en direction des délégués du CNDP. «L’AFDL et le RCD ont été créés par le Rwanda, tonne-t-il. Laurent Nkunda est, lui aussi, une créature du Rwanda. C’est parfaitement faux d’affirmer que les Tutsis sont opprimés au Congo depuis les années 60 alors qu’ils occupaient des postes importants sous la IIème République.» Membre du même mouvement, Didier Osongo de renchérir : «Le CNDP n’est qu’un prolongement du RCD-Goma». Samson Cibayi Mukuta, ancien de «Bana Congo» d’enchaîner : «Tout ce que notre pays vit aujourd’hui est la conséquence de la fraude électorale. Sans les tripatouillages, il n’y aurait pas eu de guerre.»
«Tutsiland», «Hutuland»
Une certaine accalmie est revenue dans la salle après l’irruption des agents de la police fédérale. Diatezwa reprend : «Le CNDP veut s’implanter sur l’ensemble du territoire national. …». (Nouveau chahut dans la salle). Une journaliste de la RTBF pose une question : «Vous dites que le CNDP voudrait s’implanter sur l’ensemble du territoire national alors que jusqu’ici Laurent Nkunda se présente comme le défenseur des membres de la communauté tutsie ?». «Basile» de bredouiller : «Il faut que les autres Congolais s’associent avec Nkunda qui ne pourra rien faire tout seul…» Jean-Pierre Samba s’emporte : « Nkunda est un Tutsi, les FDLR et les Interahamwe sont des Hutus. C’est un conflit rwando-rwandais qui a été exporté au Congo.» Représentant des Patriotes Maï Maï, Michel Moto fustige l’ «ingratitude» des membres de la communauté tutsie. «Il y a de nombreux tutsis dans des familles congolaises. Nous avons, hier, accueilli les Tutsi alors qu’ils cherchaient une terre d’asile en leur donnant le gîte et le couvert. Aujourd’hui, les mêmes Tutsi nous font regretter notre hospitalité. Deux millions de Congolais, contraints de fuir les combats, errent actuellement sous les intempéries dans le Kivu.» Ancien ambassadeur au Japon et en Russie, Muraïri Mitima Kaneno est formel : «Nkunda a reçu mission de créer un Tutsiland dans le Nord-Kivu. Les FDLR et les Interahamwe sont, de leur côté, occupés à ériger un Hutuland.» Pour l’ancien diplomate, la crise qui prévaut dans cette partie de la RD Congo est orchestrée par le Rwanda. Bizarrement, tout en doutant de l’efficacité d’une solution militaire, l’ambassadeur Muraïri n’est pas non plus favorable à des négociations avec le CNDP. Que faire ? «Il appartient à la diplomatie congolaise de prendre langue avec des pays amis…», conclut-il. Le moins que l’on puisse dire c’est que le CNDP de Laurent Nkunda fait face à un mur de préjugés défavorables. Des préjugés qui découlent sans aucun doute des plaies psychologiques, non encore cicatrisées, laissées par l’AFDL et le RCD.
B. Amba Wetshi
25 septembre 2008
Le Premier ministre Antoine Gizenga démissionne
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Le Premier ministre de la République démocratique du Congo (RDC),koko Antoine Gizenga, 83 ans, a annoncé jeudi sa démission du gouvernement, dans un message diffusé à la télévision nationale congolaise.
"J'ai décidé en ce jour de présenter ma démission de ce poste auprès du président de la République (...) . J'ai déposé la lettre (...) ce jour à 10 heures. Nous aurons la réponse du président de la République (Joseph Kabila) lorsqu'il lui plaira de nous la faire savoir", a déclaré M. Gizenga.
Ce vieil opposant congolais avait été nommé à la tête du gouvernement fin décembre 2006
24 septembre 2008
Si Nkunda n'est pas neutralisé cette fois ci, les Tutsi vont d'ici peu proclamer une "républiquette Tutsiland" à l'est de la RDC
Selon les habitants de SAKE, ces personnes mortes sont des gens qui venaient chaque jour à Sake transportant du lait qu’ils vendaient à la population. Donc des gens qui connaissaient bien la cité de Sake et qui vraisemblablement venaient en reconnaissance de terrain. Ce sont les Tutsi locaux qui les ont logés! Il n'y a aucun doute! D'ailleurs, comme l'écrit Diana Gikupa dans l'Avenir du 24.09.2008, Nkundabattoire et son "CNDP" traditionnellement positionnés dans le Nord-Kivu, ce "mouvement" n’a pas moins de ramifications dans le Sud-Kivu où il instrumentalise pratiquement d’autres groupes armés. Et chaque fois que le Cndp a déserté la table de concertation du programme Amani à Goma, il avait des disciples dans le Sud-Kivu. Dans un mouvement de moutons de Panurge des Forces républicaines fédéralistes (Frf) Tutsi qui opèrent à Minembwe dans le territoire de Fizi fait également défection. D'autre part, la MONUC s'est vantée dernièrement d'avoir répoussé les troupes de Nkunda de Sake, usant de l'arme lourde et tuant plusieurs hommes de Nkunda. Si tel est le cas, cette information ne consituait-elle pas tout simplement un écran de fumée pour proteger les soldats infiltrés Tutsi Rwandais dont la présence à Sake ne s'etait pas faite à l'insu de la MONUC? C'est surprenant que Jean Paul Dietrich, le Colonel Major de la MONUC ait en même accusé les FARDC d'avoir tiré sur l'un des ses helicoptères! Quid de l'appui des forces de la MONUC au sujet duquel la MONUC aime toujours battre des tambours? En même temps, Kigali accuse la MONUC de s'allier aux FARDC. Est ce une stratégie pour Nkunda, MONUC, Kigali de semer la confusion avant d'attaquer?
Les images atroces de la guerre d'occupation . Interdites aux enfants et aux émotifs. Les cardiaques y compris.
Entre temps les frères siamois (Kanambe alias Kabila et N'kunda ) se frottent les mains .
Cliquez sur le lien suivant http://www.youtube.com/v/JaVhIjxH8Yo
ALERTE GENERAL
Chers tous, le CNDP est à Bruxelles , il organise une conférence ce jeudi 25/9/2008, à chacun de voir comment agir. Voir en attaché
Salut
I n v i t a t i o n
Mesdames, Messieurs,
Nous vous invitons à participer à la Conférence de Presse organisée par le Congrès National pour la Défense du Peuple - CNDP afin d'éclairer l'opinion congolaise et internationale sur les enjeux politiques du conflit à l'Est du Congo-Kinshasa.
Nous comptons sur votre présence.
Date : Jeudi 25 Septembre 2008
Heure : 11h précises
Lieu : First EUROFLAT HOTEL
Boulevard Charlemagne, 50
B-1000 Bruxelles (Métro Schuman)
Salle Charlemagne au 7ième étage
Contact :
M. Omar Basile DIATEZWA – Délégué du CNDP Chargé des Missions (+32.478.81. 32.79)
M. Pierre GATAMA – Membre du Bureau Politique du CNDP (+32.476.96. 31.09)
M. Paul MBUGUJE – Représentation Europe du CNDP (+32..476.77. 30.20)
Ecarts des salaires : le Parlement doit trancher
Enseignants du primaire au supérieur, en passant par le secondaire, réclament tous l’amélioration de leurs rémunérations. Il en est de même des médecins et paramédicaux, sans oublier les épouses des agents de l’ordre, police et armée, qui veulent voir également les soldes de leurs maris connaître une amélioration. Et pour couronner le tout, les fonctionnaires de l’Etat, à partir de la place Golgotha, ont également décidé de la grève, appelant le gouvernement à respecter l’accord de Mbudi, qui octroyait, pour l’étape finale, 208 Usd au huissier et 2080 au secrétaire général de la Fonction publique. Qu’en est-il donc de la rémunération dans le secteur public ? Le Parlement qui va bientôt voter le budget 2009 peut-il redistribuer autrement l’enveloppe salariale de manière à répondre quelque peu à ces revendications qui sont, dans leur ensemble, fondées ?
Dans leur dernier message, les évêques congolais de l’église catholique dénonçaient les écarts inadmissibles qui existent au sein de l’Etat, entre les détenteurs du pouvoir et les autres agents de l’Etat.
Pour ne citer qu’un exemple devenu de notoriété publique et que citent la plupart des porte-parole des grévistes, c’est celui des émoluments des parlementaires, passés en une année de 1.500 Usd à 6.000 Usd, pendant que celui de l’agent de l’EPSP restait fixe, soit à une moyenne mensuelle d’environ 80 Usd. Converti au taux de change arrêté dans le budget 2008, soit 500 Fc/Usd, cela fait trois millions de Fc pour l’honorable député et sénateur contre 40.000 Fc pour l’agent de l’EPSP.
L’injustice au quotidien
Du point de vue, tension salariale, cela va de 1 à 75. Nos honorables touchent chacun 75 fois ce que gagne un agent de l’EPSP. Ce dernier, qui n’a pas bénéficié d’une augmentation de salaires en 2008, assistera à la dégradation de son pouvoir d’achat de 28% en relation avec une inflation de l’ordre de 35% projetée d’ici fin 2008. Ce qui ne sera pas le cas pour nos « honorables », dont les émoluments auront été multipliés par quatre à la même période.
Sans se focaliser sur les seuls parlementaires, la vraie question concerne les inégalités salariales entre la classe politique et les autres agents de l’Etat ; si on inclut dans le premier groupe, le personnel de la présidence de la République, de la primature, du Parlement (les deux chambres réunies) et du gouvernement (ministres et cabinets).
Selon les données disponibles, l’ensemble du personnel dans ces institutions s’élèveraient à 7.505 unités contre 735.000 dans l’administration et 274.000 militaires et policiers. Tout calcul fait, il se passe que les 7.505 unités des institutions autres que l’administration publique ont bénéficié d’une enveloppe salariale de l’ordre de 64 millions de Fc dans le budget 2008 contre 415 milliards de Fc pour près d’un million d’unités d’agents de la Fonction publique.
Autant dire que, dans les institutions politiques, chaque congolaise et congolais, qui y œuvre dispose d’une rémunération annuelle de l’ordre de 8,530 millions de Fc alors que ses compatriotes travaillant pour le même Etat, ne peuvent disposer que de 411.000 Fc par personne et par an, selon les données figurant dans le budget de rémunération pour l’exercice 2008. L’écart est donc de 1 à 21. Celles et ceux qui oeuvrent dans les institutions politiques gagnent 21 fois plus, que ce gagne l’agent dans le reste de l’administration publique, si ce salaire lui est versé régulièrement. Ce qui n’est malheureusement pas le cas souvent.
Parmi ces mêmes institutions politiques, les écarts sont souvent criants, car la rémunération moyenne mensuelle qui s’élève à environ 2.100 Usd par mois et par personne, se chiffre à environ 1.200 Usd à l’Assemblée nationale ; 1.130 Usd au Sénat ; 820 Usd au gouvernement ; 790 Usd à la présidence de la République, selon toujours les données du budget de rémunération de l’exercice 2008.
La démocratie à deux vitesses dénoncée par les évêques catholiques n’est donc pas fiction. Les rémunérations dans les institutions politiques par rapport aux salaires du reste des agents publics le démontrent. Et parmi ces derniers, les diplomates, pour autant qu’ils peuvent être payés tirent leur épingle du jeu, environ 1.300 Usd par mois, suivi du Corps judiciaire avec une rémunération mensuelle d’environ 1.100 Usd. Les agents de l’ordre se trouvent alors à la queue de ce peloton, avec une moyenne mensuelle de 53 Usd.
Corriger des écarts
Ces écarts sont la preuve d’une grave injustice sociale au niveau interne. Qu’on ne nous dise pas qu’ils sont la résultante des directives imposées par les institutions de Bretton Woods, particulièrement le FMI, dont une délégation vient de boucler ce mardi une mission d’évaluation en RDC.
Une chose est vraie est que, toute son assistance technique à la RDC, le FMI ne s’est nullement opposé à une juste redistribution du revenu national. Ses analyses s’intéressent plutôt à l’enveloppe globale, consacrée aux salaires qui, selon ses experts, ne doit pas dépasser un certain seuil. Nullement, il n a été question à ce niveau d’un quelconque gel des salaires dans la fourchette préalablement définie. Le grand problème réside donc dans la nette volonté du gouvernement à mieux partager ce qui existe, en évitant que de gros écarts se créent à l’intérieur d’une même masse salariale.
Si l’on part de l’enveloppe arrêtée dans le budget 2008, soit 450 milliards de Fc, en la majorant de 35%, en pourcentage du taux d’inflation projeté pour cette année, on arrive à une enveloppe qui sauvegarde le pouvoir d’achat de l’ensemble du personnel de l’Etat.
Mais, le problème, c’est celui de redistribuer cette enveloppe d’une manière équitable de façon à ramener l’écart actuel dans les limites fixées par l’accord de Mbudi, soit de 1 à 10. On dégagerait ainsi de l’argent à même d’améliorer sensiblement les rémunérations du reste des agents de l’Etat. Le budget 2008 signale pour l’ensemble du personnel de l’Etat environ 1,1 million d’unités. Il y a, à coup sûr, de fictifs dans tout cela. Eliminer ces fictifs qui doivent représenter pas moins de 10 à 15% de l’enveloppe officielle, source des recettes pour ceux qui entretiennent ce flou, peut aider à dégager d’autres fonds.
C’est dire que les pistes de solutions existent. Nos « honorables » qui se réclament du peule, de la représentation nationale, dont les agents de l’Etat, sont appelés à se soumettre réellement au service de ceux qu’ils sont sensés représentés au Parlement.
En tant qu’autorité budgétaire, l’occasion est donnée à l’Assemblée nationale de peser sur le partage équitable de l’enveloppe salariale de 2009. Le vice-président de l’Assemblée nationale avait annoncé les couleurs à l’ouverture de la présente session le 15 septembre 2008. Pourvu que son message soit suivi d’effets.
Par Le Potentiel (23/09/2008
23 septembre 2008
DURU: DÉMENTI SUR L'ENLÈVEMENT DES MISSIONNAIRES ITALIENS
"Les deux missionnaires comboniens italiens qui se trouvaient à Duru n'ont pas été enlevés par les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (Lord’s resistence army, Lra)", a dit à la MISNA le Secrétaire général des missionnaires comboniens, Père Umberto Pescantini, démentant ainsi officiellement les informations diffusées lundi par certaines sources de presse en vertu d'un communiqué du Fonds pour l'Enfance des Nations Unies (Unicef) faisant état de l'enlèvement de "deux missionnaires italiens" dans une attaque menée mercredi soir par les hommes de la Lra dans la zone de Dungu (dans la Province Orientale, située dans l'Est de la République Démocratique du Congo, à la frontière soudanaise), et plus précisément dans les agglomérations de Duru, Kiliwa et Nambia. Les trois prêtres comboniens, deux Italiens - Mario Benedetti et Ferruccio Gobbi - et un Soudanais - Peter Magalasi -, qui se trouvaient à Duru, représentent la seule présence missionnaire de la zone reculée du Parc de la Garamba. "Tous trois se trouvent maintenant à Yambio (premier village habité de l'autre côté de la frontière, en territoire soudanais, Ndlr) et attendent les papiers nécessaires pour se rendre en Ouganda, chez leurs confrères", ajoute Père Pescantini à la MISNA. Les trois missionnaires comboniens s'étaient séparés mercredi soir pendant l'attaque de la Lra contre Duru. Père Gobbi et Père Magalasi avaient immédiatement pris la fuite avec une partie de la population civile de Duru de l'autre côté de la frontière, au Soudan, trouvant refuge chez l'évêque de Yambio, tandis que Père Benedetti était resté en ville avec le reste des habitants qui n'avaient pas voulu abandonner le village. Ensuite, pendant le week-end, le dernier missionnaire italien présent à Duru s'est rendu à son tour au Soudan et a rejoint ses confrères. Tel que la MISNA l'avait déjà rapporté (cf. les archives République Démocratique du Congo de la MISNA de vendredi 19 septembre, à 10h59), l'attaque des rebelles de la Lra contre Duru s'est avérée l'une des plus violentes des derniers mois. Pendant l'incursion en effet, au moins quatre personnes ont été tuées, une centaine d'habitations brûlées (dont plusieurs centres missionnaires) et plus de 40 personnes, des enfants pour la plupart, ont été prises en otages par les rebelles, probablement pour porter leur butin. Les plus petits villages de Kiliwa et Nambia ont connu le même sort. Installés depuis des mois dans la forêt de la zone, les rebelles étaient arrivés dans la nuit de mercredi à jeudi dans l'aire de Duru, en quête de nourriture et de biens à piller. La semaine dernière, l'armée congolaise avait annoncé le déploiement de quelque 2000 soldats dans la zone de Dungu afin de mettre fin aux vexations commises par les rebelles ougandais à l'encontre des habitants locaux. Le groupe protagoniste du conflit qui a sévi pendant 20 ans au Nord-Ouganda et qui est engagé depuis près de deux ans dans un délicat et complexe processus de paix au Sud-Soudan, a été accusé à plusieurs reprises au cours des derniers mois de s'en prendre à la population de la zone par le biais de pillages, d'attaques, d'enlèvements et de violences. Selon la commission diocésaine de Justice et Paix de Dungu, les villages de Duru, Diabio et Doruma (à 85 kilomètres de Dungu) sont les plus affectés par les violences de la Lra. Un bilan dressé par cette même source indique que depuis fin décembre, les rebelles ougandais ont tué neuf personnes et en ont enlevé 50 autres. En dépit des progrès réalisés sur le front des négociations, l'officialisation d'un accord de paix entre le gouvernement ougandais et la Lra stagne depuis de longs mois, le chef du mouvement étant effrayé par le mandat d'arrêt international émis à son encontre. |
Goma-Isiro: la population exprime son ras-le-bol face à l’incapacité du gouvernement
Le spectacle était à la fois inédit et désolant. Dimanche 21 septembre, le ministre de la défense nationale qui séjourne à Goma depuis trois semaines s’est rendu au camp militaire de Katindu pour remonter le moral aux blessés de guerre, internés à l’hôpital militaire et pour consoler les membres de familles de quelques militaires tombés au front lors des affrontements entre les forces loyalistes et la rébellion du congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Accompagné du gouverneur du nord Kivu, Julien Paluku, le ministre de la défense qui s’est amené avec un important lot de médicament, a en plus remis 50 USD à chaque blessé de guerre et 500 USD à chacune des huit familles dont le père a péri dans cette guerre.
La nouvelle s’est très vite répandue dans le camp et les autres épouses des militaires également morts au front et exclues de cette opération de distribution, appuyées par leurs enfants, se sont précipitées vers le lieu où se trouvaient le ministre de la défense et sa délégation. Ils ont commencé à lancer des slogans hostiles au pouvoir en place, en reprochant aux autorités d’être incapables de réduire la rébellion du CNDP. Rejoints par les habitants de Goma, les manifestants en ont profité pour exprimer leur ras-le-bol en lançant des pierres contre des véhicules et des magasins et en essayant d’incendier une station-service qui appartiendrait au chef de la rébellion, bravant ainsi courageusement les grenades lacrymogènes de la police nationale et des casques bleus. Le lundi 22 septembre, la situation était encore tendue à Goma. La population est loin de décolérer.
Ville morte à Isiro
Mouvement de colère également à Isiro, dans la province orientale, où environ 2000 personnes sont descendues dans la rue pour exprimer leur colère contre les exactions des rebelles ougandais de l’armée de résistance du seigneur (LRA) sur des populations civiles dans le territoire de Dungu. La marche dite de colère, organisée par les étudiants de l’Université de l’Uélé et la société civile, a drainé un grand public au point que toutes les activités étaient complètement paralysées ce lundi 22 septembre à Isiro. Que reproche-t-on aux rebelles ougandais ? En date du mercredi 17 septembre, ils ont kidnappé quatre-vingt dix enfants dans la région de Dungu, Un chef de village et deux missionnaires italiens et ils ont tué trois civils.
En outre, ‘‘Au cours d’attaques simultanées dans les villages de Kiliwa, Duru, et Nambia, la LRA a pris cinquante enfants d’une école primaire de Kiliwa et quarante autres d’une école secondaire de Duru’’, a précisé le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Des dispensaires ont été pillés et le village de Kiliwa a été entièrement détruit par le feu. ‘‘Les enfants ont sans doute été emmenés dans les bases voisines de la LRA, dans la jungle’’, a ajouté l’Unicef en exigeant leur libération inconditionnelle. Ces enfants pourraient ‘‘à présent être forcés à combattre ou à effectuer des tâches de soutien aux combats, au péril de leur vie’’, s’est inquiété Julien Harneis, représentant de l’Unicef pour l’est de la RDC. ‘‘L’enlèvement d’enfants et l’utilisation d’enfants pas des groupes armés constituent un crime de guerre et un crime contre l’humanité’’, a rappelé l’Unicef.
L’offensive des FARDC
Tels des enfants sans père, les populations congolaises ont compris qu’elles doivent désormais se lever et prendre leur propre défense. Tant la réaction et l’intervention des autorités tardent à venir et même si elles venaient, il y a de fortes chances qu’elles soient inefficaces.
Tout de même, on annonce que les troupes congolaises s’apprêteraient à lancer une offensive contre les bases des rebelles de la LRA qui se cacheraient dans la jungle du nord-est de la RDC, le long de la frontière avec le Sud-Soudan. Au Nord kivu où les FARDC ont déjà lancé l’offensive contre la rébellion de Laurent Nkunda, on signale que près de 100 000 déplacés supplémentaires ont été actuellement identifiés dans cette province. Les grandes zones de concentrations des déplacés sont notamment le Nord, à Kanyabayonga précisément, à Masisi-centre, à Kitshanga, à 80 kilomètres à l’ouest de Goma, et à Minova, à 50 kilomètres au Sud-Ouest de Goma. Et à en croire le coordonnateur des affaires humanitaires, Ocha /Nord-Kivu, la plupart des distributions de l’aide aux déplacés sont suspendues à cause de problèmes d’accès.
Le Révélateur
12 septembre 2008
Neuf ans de prison pour un employé de l'ONU jugé pour viols en Afrique
Neuf ans de prison pour un employé de l'ONU jugé pour viols en Afrique
Un ancien fonctionnaire français de l'ONU, Didier Bourguet, 44 ans, a été condamné jeudi à Paris à 9 ans de prison pour deux viols de mineures lorsqu'il était en poste en Afrique, notamment en République démocratique du Congo.
La peine a été assortie d'une obligation de soins pendant 8 ans.
L'accusé comparaissait pour les viols de 23 jeunes filles âgées de 12 à 18 ans, commis en République centrafricaine entre 1998 et 2000, puis de 2000 à 2004 en RDC. L'accusation avait requis une peine de 12 ans de prison. (belga/7sur7)
09 septembre 2008
Tant que nous n’aurons pas compris
Non, nous ne souffrons pas seuls...
Tant que nous n’aurons pas compris, la RDC continuera inéluctablement sa descente aux enfers.
Le pays est mal géré, très mal géré et là où beaucoup d’observateurs voyaient une incompétence, la réalité de faits nous montre qu’il s’agit plutôt d’un plan de déstabilisation bien orchestré. La RDC a sa tête un mercenaire imposé et soutenu par les nouveaux maîtres du monde pour nous empêcher de décoller, nous empêcher de profiter de nos immenses richesses et amorcer le décollage de notre économie comateuse.
On ne le dira jamais assez, Joseph Kabila travaille dans le sens contraire des intérêts des Congolais. A l’époque de Mobutu, leader d’un autre régime de prédation, on a vendu l’usufruit. A l’époque de Kabila père et fils( ?), c’est tout le patrimoine qui est bradé et les Congolais n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Tenez, après avoir cédé à vil prix les mines les mines les plus rentables de la Gécamines, la dernière trouvaille a été de signer, dans la plus grande discrétion, un contrat d’assistance technique de l’office des douanes et accises (OFIDA) avec une société écran créée vraisemblablement pour les besoins de la cause dans l’état du Delaware aux Etats-Unis depuis janvier 2008 avec pour seul siège social un standard téléphonique. Cela n’a pas empêché le gouvernement de payer une avance de sept millions cinq cents mille dollars (7.500.000$) pour un objectif à atteindre aussi évasif que non quantifiable. Silence ! On vole…
Là où le bas blesse, c’est que ce sont les propres fils de ce Congo qui facilitent la tâche à Kabila et ses parrains. C’est connu de tous que Kabila, comme Mobutu en son temps, a privatisé les affaires de la RDC et pour avoir sa place à la mangeoire nationale, il faut s’approcher et faire copain-copain avec lui. Une très grande majorité de l’intelligentsia Congolaise mue par un instinct de survie et un manque de patriotisme qu’on a du mal à comprendre, a vite appris la leçon. Il est rare aujourd’hui de trouver en RDC un groupe ou un mouvement des citoyens intègres qui luttent contre l’imposture qui sévit en RDC. La tendance est à « aider » le chef de l’Etat à réaliser les fameux cinq chantiers.
Quand on regarde les journaux télévisés de la vingtaine des chaines de télévision de Kinshasa, les 3/4 du temps on ne voit que la même chose: la magnanimité du président de la République exprimée par le truchement d’un notable à l’égard de quelques citoyens de l’arrière pays: chants, danses et quelques maigres présents. La population marque alors sa gratitude à l’égard du chef de l’Etat...
A la mode actuellement, c’est la mobilisation de toute l’intelligentsia des deux Kasaï pour assurer un accueil triomphal du président qui projette d’y mettre les pieds dans les jours qui viennent. Tous les moyens de la République sont mobilisés pour assurer cet accueil, tout cet accueil et uniquement cet accueil. Personne ne parle de ce que cela aura comme retombées sur la vie de ces pauvres Kasaïens.
Tant que nous n’aurons pas compris, la RDC continuera inéluctablement sa descente aux enfers. Jusqu’où? L’avenir nous le dira...
Un ancien de l'ONU jugé pour viols sur mineures en Afrique
Le procès d'un ancien fonctionnaire français de l'ONU, accusé du viol d'une vingtaine de mineures lorsqu'il était en poste en République centrafricaine et en République démocratique du Congo (RDC) entre 1998 et 2004, s'est ouvert mardi devant la cour d'assises de Paris.
Didier Bourguet, 44 ans, est accusé de viols, de corruption de mineures et de détention d'images pornographiques. Il encourt vingt ans de réclusion criminelle. Les faits auraient eu lieu en République centrafricaine entre 1998 et 2001, puis entre 2001 et 2004 en RDC, des pays où ce titulaire d'un CAP de mécanicien automobile travaillait à l'entretien des véhicules des forces de maintien de la paix de l'ONU (Minurca en Centrafrique, et Monuc en RDC).
Le fonctionnaire onusien percevait un salaire de 2.600 dollars dans des pays où le salaire mensuel moyen avoisine les 20 dollars, a relevé l'avocat général. D'après l'accusation, cela lui permettait de multiplier les relations sexuelles tarifées avec des femmes présentées par des intermédiaires.
"Pourquoi des mineures et pas des prostituées?", a demandé le président alors que témoignait à la barre la première policière ayant interrogé l'accusé après son arrestation en 2004 par la police congolaise à Goma (est de la RDC) et son rapatriement en France. "Il disait que les prostituées savaient simuler alors que les mineures n'avaient pas cette politique et vivaient l'acte pleinement", a-t-elle répondu.
Mardi, interrogé par le président, l'accusé a reconnu avoir eu des relations sexuelles tarifées avec des adolescentes âgées de 12 à 17 ans, affirmant qu'elles étaient consentantes. Une seule de ses victimes présumées, une jeune Congolaise aujourd'hui âgée de 16 ans, réfugiée au Canada, devrait témoigner en tant que partie civile.
Ce procès est "emblématique", avait estimé lundi Me Emmanuel Daoud, l'avocat de la jeune fille, rappelant qu'entre 15.000 à 20.000 viols seraient commis par an en RDC par des militaires, des rebelles, mais aussi parfois des personnels de la Monuc.
Depuis son déploiement en 2001, la Monuc a été éclaboussée par plusieurs affaires d'abus sexuels ou de trafics de minerais impliquant ses personnels, civils et militaires. (afp/7sur7)
04 septembre 2008
: Exigence d’une enquête sur l’assassinat d’un responsable catholique à l’ouest du pays
Journaliste pour la promotion & la défense des droits de l’homme (JPDH), ONG rd-congolaise de lutte contre l’impunité est fortement touché par l’assassinat, le 11 mars 2003, de l’Abbé Dieudonné MVUEZOLO TOVO, ancien Coordinateur des écoles conventionnées catholiques dans le diocèse de Matadi avec résidence à Matadi.
Au lendemain de cet assassinat, JPDH avait exigé la mise en place d’une commission d’enquête indépendante devant inclure également des responsables d’organisations de défense des droits de l’homme locales.
Selon les informations recueillies à l’époque, l’acte aurait été commis par des hommes armés. Les circonstances de la mort de Dieudonné Mvuezolo n’ont toujours pas été élucidées. Mais des témoignages avaient révélé que le prix payé par l’Abbé Mvuezolo serait lié au refus, par lui, d’accepter d’être corrompu au détournement des fonds destinés à la réhabilitation des quelques écoles sous sa responsabilité déjà mieux identifiées par les bailleurs des fonds.
A cet effet, la révérende Sœur Micheline NGOMBO MABUMINA, ancienne religieuse des sœurs Servantes des pauvres, chargés des finances à la coordination des écoles conventionnées catholiques, proche collaboratrice de l’abbé assassiné, en mission à cette époque a été harcelée, arrêtée, violée et mise en prison par le gouverneur de la Province du Bas-Congo, auteur du plan de corruption et commanditaire de l’assassinat, dans le seul but de taire la besogne, car la soeur Micheline NGOMBO MABUMINA avait toutes les informations sur cette sale opération et devenait tout à fait gênante.
Les habitant locaux avaient joint l’antenne de JPDH basée à Matadi ont indiqué que face à toutes les menaces et acte tendant à son élimination physique dont été victime dame Micheline NGOMBO MABUMINA, celle-ci a été privée de prendre des précautions nécessaires pour ne pas tomber dans le piège des éléments armés commis à sa recherche et menaçant d’envahir le couvent où elle résidait.
Face à la persistance des menaces et des visites intempestives d’hommes en arme, non autrement identifiés dans les rayons du domicile familial, croyant la retrouver même en famille, dame Micheline NGOMBO MABUMINA se décida d’enter en clandestinité, sa vie se sentant sérieusement menacée, après son incarcération.
JPDH a appris que tout au long de sa détention, elle avait fait l’objet de tourments cruels de la part des agents de l’ordre (policiers) commis à sa garde lesquels étaient commandités par la haute hiérarchie provinciale aux fins de dissiper toutes les traces du macabre crime ainsi que du détournement des fonds sus indiqués.
JPDH compare ce cas à celui perpétré récemment en février 2008 par les éléments de la police nationale et ayant impliqué le Ministre de l’intérieur du Gouvernement central contre les adeptes de Bundu dia kongo (BDK), un mouvement politico-religieux qui purgeait contre l’intolérance religieuse dans cette partie du pays. Le massacre perpétré contre les fidèles de ce secte religieux a fait environ 200 morts et de nombreux blessés de source de la mission des Nations Unies au Congo (MONUC), bilan démenti par le gouvernement qui a fait état seulement d’une dizaine. Pendant ces mêmes événements, les religieuses des sœurs servantes des pauvres de NZANZA ont connu des services corporels de la part des agents de l’ordre.
Tout en dénonçant l’usage abusif de la puissance publique, JPDH exige que toute la lumière soit faite sur la disparition depuis quelques années de Micheline NGOMBO MABUMINA dont la vie est fort exposée, sinon incertaine.
Fait à Kinshasa, le 02 septembre 2008
Journaliste pour la promotion & la défense des droits de l’homme (JPDH)
Un avion humanitaire fait chrash
espoir Pour Tous saisit cette occasion pour saluer le travail humanitaire effec tué par plusieurs personnes engagées dans le combat humanitaire en RDC et exprime sa profonde compassion à l'endroit des familles des victimes.
Ces morts restent une preuve de l'amour du prochain selon les principes divins les plus elevés, ceux qui leur confère la plus grande noblesse: mourir pour aider autrui.
Ci bas le texte intégrale du reuters publié sur yahoo.
KINSHASA (Reuters) -
Un avion humanitaire avec 17 passagers et membres d'équipage à bord s'est écrasé dans l'est de la République démocratique du Congo, annonce la compagnie américaine Air Serv International.
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Les secours aériens dépêchés sur place n'ont vu aucune trace de survivants dans les décombres de l'appareil qui s'est écrasé lundi sur un massif montagneux à 15 km au nord-ouest de Bukavu, ville proche de la frontière avec le Rwanda.
L'avion, de type Beechcraft, était parti de Kisangani et se rendait à Bukavu. Les conditions météorologiques étaient mauvaises au moment du vol.
Vers 12h00 GMT, il a perdu le contact avec le contrôle au sol au moment où il effectuait ses manoeuvres d'approche. "Le dernier contact radio a été établi 10 minutes avant l'arrivée prévue à Bukavu alors qu'il y avait de fortes pluies," précise Air Serv International dans un communiqué.
Voici les personnes décédées lors du crash de l'avion humanitaire Air Serv
Soumis par JEUNESSE DU MONDE le Mer, 03/09/2008 - 08:46
ONG Jeunesse du Monde s'est procurée la liste des personnes qui ont périe lors du crash de l'avion humanitaire affrété les agences humanitaires de la RDC.
1. Dr SAMUEL BAMOUENI, MSF-H,Congolais brazzaville.
2. Damien GUGLIERMINA, UNOCHA, Français
3. PANKAJ SHARMA, UNOCHA, Indien
4. Richard FERLAND, PNUD, Canadien
5. IVAN NTUMBA, PNUD, Congolais RDC
6. BIANCE MASAMBA KINDOKI, PNUD, Congolais RDC
7. Felicien ASSANI, PNUD, Congolais RDC
8. Denis WATHUM, PNUD, Congolais RDC
9. Joelle BOBELE, PNUD, Congolais RDC
10. MBWALA BABENGOY, PNUD, Congolais RDC
11. Daniele SHINDANO, PNUD, Congolais RDC
12. Noella TSHIBOLA, PNUD, congolais RDC
13. Jean-Pierre BOLIMA, Handicap Intern., Congolais RDC
14. Patrick CHIRWISA, Handicap Intern., Congolais RDC
15. Alphonse KISUBI, Handicap Intern., Congolais RDC
La Jeunesse du Monde n'a pas pu se procurer les noms de deux membres de l'équipage qui ont péri dans cet accident. Elle saisit cette occasion pour présenter ses condoléances aux membres des familles des disparus.
Jeunesse du Monde
Des milliars pour payer la dette colonial
Cinq milliards de dollars américains, c’est la somme totale que l’Italie devrait verser à la Libye au titre de « réparations de colonialisme ». L’annonce a été faite par Silvio Berlusconi, chef du gouvernement italien.
Deux cents millions de dollars par an durant les 25 prochaines années sous forme d’investissements dans des projets d’infrastructure en Libye : Construction d’une autoroute traversant la Libye d’ouest en est, construction de logements, bourses pour des étudiants libyens en Italie, pensions pour des mutilés victimes de mines anti-personnel posées par l’Italie pendant la période coloniale et bien sûr installation d’entreprises italiennes en Libye.
Si pour le ministre libyen des affaires étrangères Abdelrahman Chalgham cette restitution rétablit l’identité et une partie de l’histoire de son pays, aucune indication cependant quant aux éléments pris en compte pour calculer la hauteur des préjudices subis durant la colonisation.
Faut-il voir dans cette action une vraie démarche de réparation ou est-ce juste un bakchich versé aux autorités libyennes dans le but d’ouvrir le marché de ce pays aux entreprises italiennes ?
La Libye devient le premier pays africain à recevoir des compensations financières pour des faits liés à la colonisation. Faut-il espérer que cet élan de « réparations » s’étende sur la Somalie, l’Erythrée et l’Ethiopie, autres colonies italiennes d’Afrique ?
Cette affaire me pousse à me poser plein de questions et je ne peux m’empêcher de voir les choses d’un angle congolais.
1886 : Léopold II de Belgique devient roi de l’Etat Indépendant du Congo (EIC)
1908 : Léopold II cède l’EIC à la Belgique, naissance du Congo belge
1959 : Emeutes à Léopoldville (actuelle Kinshasa) pour l’indépendance
30 juin 1960 : le Congo est « indépendant »
Un total de 74 ans de coups de fouet, de pillage des ressources naturelles et de remise en question des traditions ancestrales locales, imposant la culture et les religions occidentales jugées supérieures.
S’il faut réfléchir en termes de milliards, à combien s’élèverait le montant de la dette coloniale Belge ?
16 août 2008
JUSTICE DES HOMMES
AVANT MAINTENANT
c'est le mardi 12 Août 2008 vers 16h00 que nos agents ont repéré un homme avec des béquilles(photo) descendant d'une PEUGEOT grise, accompagner de certaines personnes aux origines douteuses(congolo-rwandaiscongolo-rwandais) bien connues comme des informateurs rwandais de la rue de la PAIX. Après vérification, il s'avère que l'homme aux béquilles n'est autre que le GRAND TRAÎTRE CONGOLAIS ADOLPHE ONUSUMBA. Mais qui est ONUSUMBA? pour ceux qui l'ignore, il est le congolais qui est venu avec des rwandais lors de la deuxième agressions de notre pays causant la mort de plus de 5.000.000 de nos compatriotes, des viols, pillages, des d'enterrements des femmes vivantes au KIVU... IL fut président du RCD avant d'être évincé par les tutsis au profit de leur frère AZARIAS RUBERWA lors de la distribution des postes de vice-présidents sous le 1+4. C'est le ministre de la défense qui a facilité l'infiltration des soldats et officiers tutsis rwandais dans l'armée congolaise dont les NKUNDA et les autres... il y a quatre mois, il a échappé à une tentative d'assassinat aux environs du palais de marbre sans doute commandité par ses maîtres tutsis pour le remercié du bon boulot qui l'a effectué MERCI BA PESA NA BWA... Après avoir effectué un travail complet sur les rwandais qui l'accompagnait et qui l'ont d'ailleurs abandonné dans le restaurant où il dînait avec ses béquilles, nos agents n'ont pas voulut semer le désordre dans le restaurant d'un compatriote. les agents lui ont mi une pression verbale que l'infirme a faillit se chier dessus, se demandant comment il allait sortir avec ce qui l'attendait dehors. ce n'est que grâce à l'intervention de plusieurs policier belge que le TRAÎTRE ONUSUMBA a pu sortir du restaurant A TOUS LES POLITICHIENS ET COLLABOS CONGOLAIS QUI CROYAIENT QUE BRUXELLES ÉTAIT TOMBER MAINTENANT VOUS SAVEZ QUE NOUS SOMMES TOUJOURS LA
22 juin 2008
L’indépendance se fêtera à Kananga
Ce n’est pas à Kinshasa qu’auront lieu les cérémonies du 30 juin, anniversaire de l’indépendance congolaise, mais à Kananga, capitale du Kasaï occidental, une ville située au centre géographique du pays et que les Belges rêvaient naguère de transformer en capitale. Deux personnalités belges de haut rang devraient assister à cette cérémonie, les présidents de la Chambre Herman Van Rompuy et du Sénat Armand De Decker. Sauf si des agendas politiques de dernière minute les retiennent en Belgique, ces derniers devraient répondre positivement à l’invitation qui leur a été adressée, en termes très chaleureux, par leurs homologues congolais, MM. Kengo wa Dondo et Vital Kamerhe et que le député VLD Herman De Croo a transmis à Bruxelles.
S’il est certainement trop tôt pour en conclure que la crise entre les deux pays est dénouée, il apparaît cependant que la « diplomatie parlementaire » congolaise a joué une fois de plus son rôle de pompier, et cela alors que, voici un mois, le président Kabila, qui s’était peut-être trompé de cible, avait envoyé un rappel à l’ordre aux présidents de la Chambre et du Sénat alors que ces derniers rentraient d’un séjour en Belgique où ils avaient rencontré leurs homologues des autres pays de la région des grands lacs et noué d’utiles contacts.
Cette fois, les Congolais ne se sont pas laissés diviser et, selon le professeur Bob Kabamba, qui vient de rentrer de Kinshasa, « ils veillent à faire la part des choses, à ne pas attribuer à la Belgique toute entière les propos et l’attitude d’un Karel De Gucht… »Même si le Premier Ministre Yves Leterme soutient toujours officiellement son ministre des Affaires étrangères et assure que ce dernier, à Luxembourg, a reçu le soutien de ses collègues européens, la réalité est un peu différente : alors que De Gucht avait assuré que « Kabila était devenu incontrôlable » et mis le rapport de l’ONU sur les massacres dans le Bas Congo à l’agenda de la réunion européenne, le président congolais a été reçu cette semaine au Vatican et il a noué d’importants contacts en Italie. En outre, dans les premiers jours de la présidence française, il sera reçu par le président Sarkozy, qui pourrait jouer « les bons offices » avec Bruxelles et proposer qu’un émissaire belge fasse discrètement le voyage à Paris…De plus, M. Kabila sera accueilli cet automne au Canada à l’occasion du prochain sommet de la francophonie.
La proximité de la date du 30 juin incite à la réflexion, à la mémoire historique, à des parallèles aussi…
On se souvient que le terme « incontrôlable » est dangereusement « codé » au Congo et en Afrique en général : il avait naguère été utilisé à l’encontre de Patrice Lumumba, de Thomas Sankara (Burkina Faso) et plus récemment, il qualifiait Laurent-Désiré Kabila, père du président actuel, quelques semaines avant sa fin tragique.
A chaque fois, il s’agissait de personnalités dont le principal “défaut” était d’avoir fait preuve de nationalisme, d’avoir défié l’ancienne puissance coloniale: on se souvient du discours de Patrice Lumumba” nous avons connu les coups et les humiliations…” on se rappelle du “devoir d’ingratitude” de Laurent Désiré Kabila remettant en cause les engagements pris avec les sociétés occidentales et avec ses voisins de l’Est alors qu’il était un “rebelle” désireux de chasser Mobutu…
A chaque fois qu’il s’est agi d’écarter, du pouvoir ou de la vie, ces leaders nationalistes, “souverainistes” aurait dit De Gucht aujourd’hui, les méthodes étaient pareilles: diviser l’entourage, découvrir ou fabriquer des”modérés” c’est à dire des pro occidentaux, répandre des rumeurs “Lumumba boit trop, il perd les pédales…” ou “Laurent Kabila est incapable de diriger un Etat moderne”, faire miroiter des possibilités d’accès au pouvoir à des ambitieux, semer la défiance…
Et à chaque fois, l’utilisation du terme “incontrôlable” signifiait ce que l’on pourrait traduire en anglais par “licence to kill” , feu vert pour ce que les Belges, champions de l’euphémisme, appelaient pudiquement en 1960 “une solution définitive”.
Aujourd’hui certes, les temps ont changé,mais le vocabulaire d’autrefois refait surface, les tentatives de division aussi. On ne peut qu’espérer que les personnalités congolaises d’aujourd’hui ne tomberont pas dans le piège fabriqué par d’autres, celui de la rivalité, du soupçon. Qu’ils garderont à l’esprit le sens du combat qui les a rassemblés, les enjeux qui les motivent et qui devraient transcender leurs ambitions personnelles. Se rappeler qu’en 60 aussi, on avait soudain été confronté à une “double légitimité” celle du président et celle du Premier Ministre…Aujourd’hui, le Premier Ministre Gizenga ne pouvant être mis en cause, on se contente de dire, de répéter qu’il est “fatigué” et on se tourne vers les assemblées, pour les flatter, souligner leur bon travail (17 lois au cours de cette législature, bien plus que le gouvernement Leterme…). Ces éloges sont justifiés, certes, mais les récipiendaires ne devraient pas se faire d’illusions: le but est moins de les encourager que de les opposer discrètement au Premier Ministre et au Président, de dédoubler les légitimités…
Cependant, les temps ont changé, le monde est devenu multipolaire, la mondialisation peut bénéficier à l’Afrique et plus particulièrement au Congo qui l’aborde avec tant d’atouts.
On constate ainsi que Joseph Kabila dispose de plus d’atouts que ses prédécesseurs, dont le moindre n’est pas le fait d’avoir été élu avec 58% des voix, que ses relations extérieures sont nombreuses et diversifiées. CHacun sait aussi qu’une éventuelle déstabilisation ferait courir un danger extrême à un pays qui sort à peine d’une guerre meurtrière. Danger dont Louis Michel, à Luxembourg, s’est montré conscient, apostrophant publiquement De Gucht en lui demandant «Mais que cherches tu ? Tu vas envenimer les choses et cela va avoir des effets négatifs pour la Belgique… »Il aurait pu ajouter que les “effets négatifs”, ce sont d’abord les Congolais qui pourraient en être victimes et qu’en cas de déstabilisation du pouvoir à KInshasa, l’alternative ne serait pas une “solution de rechange” mais la reprise de la guerre, sur toute l’étendue du territoire..
Même si la date du 30 juin pourrait marquer le début de l’apaisement, la crise entre les deux pays, pourrait encore connaître de nouveaux rebondissements : d’ici la mi juillet, les Congolais entendent bien passer au crible l’usage qui a été fait des fameux 200 millions d’euros présentés comme l’aide au développement de la Belgique et publier l’exacte ventilation de cette somme, mise en œuvre par la coopération technique belge et par de nombreuses ONG, quitte à souligner la proportion importante que représentent les salaires et les frais de fonctionnement des projets et à relever le fossé entre les sommes promises et les montants effectivement dépensés……















